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Concours des Prix d'excellence en enseignement 2007-2008
Prix Carrière en enseignement

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Le prix Carrière en enseignement reconnaît l’engagement et la constance d’une ou d’un membre du corps professoral qui a, depuis plus de vingt ans, fait preuve de constance et d’excellence dans son enseignement. Il honore également la qualité, la pertinence, la diversité et le caractère novateur de l’enseignement.

Lauréat

Jacques Saint-Pierre

Professeur titulaire
Faculté des sciences de l'administration

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Jacques Saint-Pierre est détenteur d’un baccalauréat en sciences commerciales et d’une maîtrise en gestion des entreprises de l’Université Laval. Il enseigne à l’Université Laval depuis qu’il a terminé ses études doctorales en finance à l’Université catholique de Louvain, en Belgique, en 1970. Sept ans plus tard, il devient professeur titulaire au Département de finance et assurance.

Il a poursuivi des études postdoctorales aux États-Unis, au Massachusetts Institute of Technology et au Professional Education Institute ainsi qu’en Angleterre, au London School of Business Studies.

À l’Université Laval, où il exerce sa carrière depuis plus de trente-huit années, il assume plusieurs fonctions de direction, notamment les directions de programme et de département. Actuellement, il occupe la direction du certificat en assurances et rentes collectives (CARC). Depuis 2002, il est directeur fondateur du laboratoire de recherche en évaluation des entreprises, appelé communément le LABVAL.

Jacques Saint-Pierre a un domaine de recherche fondé sur sept disciplines des sciences de l’administration : la finance d’entreprise, la finance de marché, la stratégie d’entreprise, l’économie industrielle, la comptabilité financière, la comptabilité de management et la recherche opérationnelle.

Il conçoit l’université moderne comme une université qui a le devoir de porter à son plus haut niveau la connaissance dans toutes les disciplines et de la transmettre. Pour lui, cette université possède également une finalité plus large qu’il nomme la « fonction de service ». Il est convaincu que l’université doit continuer à consacrer une part essentielle de son effort à l’enseignement et à la recherche désintéressée puisque ces deux activités sont « indissolublement liées dans l’exercice de sa mission ».

Pour Jacques Saint-Pierre, il est évident que les progrès foudroyants des sciences et des techniques obligent, plus qu’auparavant, à ne pas se contenter de donner aux jeunes universitaires les recettes de leur future spécialité car, démunis d’une formation fondamentale forte, ils deviendraient incapables de comprendre les progrès de leur spécialité. Ainsi, il maintient que, parce qu’il y a des transformations profondes de la connaissance dans des domaines de plus en plus nombreux et de plus en plus interdépendants, l’enseignement : « ne peut se contenter d’aller au plus pressé, en se limitant aux recherches scientifiques susceptibles d’application immédiate ». Il poursuit sa pensée en disant que « la recherche appliquée deviendrait vite asphyxiée si elle ne pouvait puiser aux sources d’une connaissance fondamentale enrichie par ceux et celles qui s’y consacrent sans autre préoccupation que celle de connaître, et de connaître toujours mieux ». Pour le professeur Saint-Pierre, ce rationnel s’appuie sur la croyance que, plus une société change, plus il faut que certains aient le temps de s’en apercevoir, d’y réfléchir, d’interpréter ces changements et de les interpréter dans une vision du monde qui nous permette de continuer à vivre. Dans cette vision de l’université moderne, la mission essentielle et permanente d’enseignement mérite d’être exprimée en se centrant sur l’individu.

Le professeur Jacques Saint-Pierre encadre présentement les recherches de 25 étudiants de maîtrise et de doctorat. Il enseigne également les stratégies et les politiques financières à la maîtrise.

L’évaluation de son enseignement par les étudiants indique un taux de satisfaction nettement au-dessus de la moyenne, quant à l’organisation générale du cours, aux apprentissages réalisés, aux habiletés d’enseignement et à la pertinence du cours dans le programme.

Ses étudiants notent qu’il a à cœur leur réussite professionnelle, qu’il stimule leur réflexion, qu’il est très disponible, attentif à leur présence et à leurs interrogations. On le décrit comme un professeur respectueux, ouvert d’esprit, sympathique et qui laisse la chance de s’exprimer. Certains étudiants vont jusqu’à lui attribuer le titre du meilleur professeur de leurs 19 années d’études. D’autres le qualifient d’enseignant qui donne non seulement le goût de la matière, mais aussi le goût d’apprendre.

Depuis 1992, Jacques Saint-Pierre atteint un taux de diplomation de 100 % d’étudiants encadrés aux cycles supérieurs. En 1996, il obtient le prix Hermès d’excellence en enseignement de la Faculté des sciences de l’administration et, en 2005 et en 2007, la distinction Socrate pour la qualité de son enseignement.

Jacques Saint-Pierre a innové en fondant et en dirigeant la première chaire en assurance au Canada, la Chaire en assurance de l’Université Laval. Il a conçu et rédigé un cours publié sur cédérom et intitulé Stratégie financière et création de valeur. Il a collaboré à la publication de quelques livres dont l’adaptation française de Fundamentals of Corporate Finance paru chez Chenelière/McGraw-Hill.

À l’externe, le professeur Saint-Pierre rayonne par son implication dans divers milieux liés à l’enseignement et à la finance. Il est membre du comité de rédactionde la revue internationale Competitiveness Review et membre de l’American Finance Association et de l’International Association of Financial Engineers.

Il a œuvré à titre de commissaire à la Commission des valeurs mobilières du Québec de 1973 à 1981. Il agit à titre de conseiller ministériel dans les domaines des valeurs mobilières, des organismes de réglementation, de la capitalisation des entreprises et des programmes d’accès au financement public pour les entreprises en voie de développement. D’ailleurs, ses interventions à titre d’expert-conseil financier de la Commission du budget et de l’administration de l’Assemblée nationale l’ont amené à produire, pour le vice-premier ministre et ministre d’État à l’Économie et aux Finances du Québec, une étude sur la problématique du financement d’une entreprise au Québec. Ses compétences sont bien reconnues et, en 2004, le ministre des Finances du Québec l’a nommé membre du Conseil consultatif de la régie administrative de l’Autorité des marchés financiers.

Carl Blais

Édition 2007-2008
Prix Volume pédagogique

  • Dominique Payette

Édition 2007-2008
Prix Distinction en enseignement pour les professeurs

  • Carl Blais
Carl Blais